Âsh : la soupe épaisse persane, ses variantes et ce qui la fait rater

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Ce qu’est un âsh

L’âsh est une soupe épaisse, servie chaude. Il tient lieu de repas complet ou ouvre le repas. Le mot est au cœur de la cuisine iranienne : âshpaz, le cuisinier, est littéralement celui qui cuit l’âsh.

L’Iran en compte plus de cinquante variantes, de l’âsh-e reshteh aux nouilles à l’âsh-e anar à la grenade. Toutes partagent la même exigence : l’épaisseur.

Un âsh tient sur la cuillère. S’il coule comme un potage, laissez réduire à découvert.

Les âsh du site

ÂshCe qui le distingueRepère
Âsh, la soupe persaneHerbes et légumes secs, la base de la familleLa quantité d’herbes décide
Âsh-e doogh, la soupe au yaourtYaourt ou doogh, herbesAssocié à Ardabil, au nord-ouest de l’Iran
Âsh-e esfenaj, la soupe aux épinardsÉpinards, lentilles et pois chichesAcidulé en fin de cuisson seulement
Âsh-e tarkhineh, la soupe au ferment de bléTarkhineh, ferment de blé séchéSpécialité de l’ouest : Kermanshah, Ilam, Kurdistan, Lorestan
Âsh-e sholeh ghalamkar, la soupe aux légumes secs et aux herbesPlusieurs légumes secs et des herbesSouvent cuit en nazri, le plat votif distribué
Âsh-e gojeh farangi, la soupe à la tomateTomate, riz, verjusRattaché à Tabriz

Âsh ou soupe

Un âsh s’épaissit de légumes secs, de céréales et d’herbes en quantité. Il peut faire un repas à lui seul. Le site range à part les plats nommés soup-e, la soupe.

Soup-e jo, la soupe à l’orge en est le modèle : orge, bouillon, carottes, lait ou crème, citron. Ni légumes secs, ni herbes en masse. L’orge l’épaissit seule, et c’est par là qu’elle rate.

Soup-e darchin, la soupe à la cannelle et Soup-e koodakan, la soupe des enfants se rangent du même côté. Le nom tranche : soup-e d’un côté, âsh de l’autre.

Ce qui fait rater un âsh

  • Une soupe de légumineuses correcte, mais pas un âsh : trop peu d’herbes. Nos fiches en comptent 500 g pour six personnes. Avec 200 g, le plat change de nature.
  • Des herbes grises et sans goût : elles ont bouilli trop longtemps. Elles entrent dans la dernière demi-heure, pas au début.
  • Une amertume qui prend la gorge : la menthe a brûlé. Jetez-la dans l’huile chaude hors du feu, et retirez-la aussitôt.
  • Des grumeaux blancs en surface : le kashk, un produit laitier fermenté, a bouilli. Il se verse hors du feu, dans l’assiette.
  • Des lentilles qui restent dures : l’acidité est arrivée trop tôt. Le citron entre en fin de cuisson.
  • Un yaourt qui tranche en grumeaux et en petit-lait : il a bouilli sans être stabilisé. Toute la recette de l’âsh-e doogh consiste à l’empêcher.

Les trois premiers ratages sont détaillés dans Âsh, la soupe persane. Le kashk et le citron, dans Âsh-e esfenaj, la soupe aux épinards.

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