La date : nuit du 21 au 22 décembre 2026
Yalda est la nuit qui sépare le dernier jour d’azar du premier jour de dey, dans le calendrier iranien. Azar compte 30 jours : c’est la nuit du 30 azar au 1er dey. En 2026, le 30 azar 1405 tombe le lundi 21 décembre.
La veillée commence donc le lundi 21 décembre au soir et s’achève le mardi 22 décembre au matin. Elle accompagne le solstice d’hiver, la nuit la plus longue de l’hémisphère Nord.
La date grégorienne bouge d’une année à l’autre. En 2024, la veillée tombait la nuit du 20 au 21 décembre. Vérifiez chaque année sur le calendrier iranien, pas sur le 21 décembre.
Ce que la fête met sur la table
La famille se réunit chez les aînés et veille tard. On lit de la poésie, surtout Hafez, et le Shahnameh. Le fal-e Hafez, la divination par le Divan de Hafez, ouvre le livre au hasard pour en tirer un présage.
Deux fruits sont obligés : la grenade et la pastèque. S’y ajoutent les fruits secs et les noix, servis en ajil, le mélange de fruits secs, de graines et de noix.
En 2022, l’UNESCO a inscrit « Yaldā/Chella » sur la Liste représentative du patrimoine culturel immatériel de l’humanité. L’inscription est commune à l’Iran et à l’Afghanistan. Elle a été décidée à Rabat, lors de la 17e session du Comité.
Le menu : des plats qui attendent
Une veillée ne laisse pas de place au fourneau. Le menu réunit des plats qui se préparent la veille ou l’avant-veille. Un seul geste reste pour le soir.
- Fesenjan, le ragoût aux noix et à la grenade : le plat central, et la grenade dans l’assiette. Les guides culinaires iraniens le citent parmi les plats de Yalda.
- Kashk-e bademjan, la purée d’aubergines au kashk : l’entrée, servie avec du pain plat.
- Khorak-e loobia sabz, les haricots verts à la tomate, sans riz : le plat de légumes, réchauffé au dernier moment.
- Salade Olivieh : pommes de terre, œufs, petits pois et mayonnaise. Elle se sert froide.
- Salade shirazi : concombre, tomate, oignon. C’est la seule préparation du soir.
- Sur la table : grenades égrenées, pastèque en tranches, ajil.
Le rétroplanning
Les jours ci-dessous sont des choix d’organisation, pas des temps de recette. Les durées de cuisson figurent sur chaque fiche.
| Quand | Ce qu’on fait | Pourquoi ce jour-là |
|---|---|---|
| J-2, samedi 19 décembre | Fesenjan cuit, refroidi, mis au réfrigérateur | C’est le seul ragoût mijoté du menu : il sort du planning en premier |
| J-1, dimanche 20 décembre | Kashk-e bademjan, khorak-e loobia sabz, salade Olivieh | Trois plats qui attendent au froid |
| J, lundi 21 décembre, après-midi | Shirazi taillée sans sel, grenades égrenées, pastèque coupée | Le soir, plus rien ne se taille |
| J, au service | Fesenjan et khorak réchauffés, shirazi salée et assaisonnée | Le sel arrive en dernier |
Ce qui rate le plus souvent
- Shirazi noyée dans son jus : elle a été salée dès l’après-midi. Le sel tire l’eau des cellules du concombre. Salez au moment de servir.
- Olivieh tiède et molle : elle a été montée le jour même. Montez-la la veille et gardez-la au froid jusqu’au service.
- Cuisine encore en cours à l’arrivée des invités : tout a été gardé pour le jour J. Le soir de Yalda, il ne reste qu’à réchauffer et à saler la shirazi.
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