Quel basmati pour un riz persan : ce qu’il faut lire sur le paquet

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Le choix, en une ligne

Le chelow est le riz blanc cuit à la vapeur. Prenez-le en basmati d’Inde ou du Pakistan, non étuvé, vieilli, à moins de 5 % de brisures. À défaut, un riz iranien hashemi, quand vous en trouvez.

Le riz ne rattrape pas une mauvaise technique. Si le vôtre colle déjà, lisez d’abord notre page Riz persan collant.

Ce qui se lit sur le paquet

CritèreÀ chercherPourquoi
OrigineInde ou PakistanCe sont les seuls pays du basmati au sens des règles européennes et britanniques
TraitementRiz blanc, pas « étuvé » ni « sella »L’étuvage durcit le grain cuit et fait perdre une partie du parfum
Brisures5 % au plusLes brisures libèrent de l’amidon : le riz colle
VieillissementLa mention « vieilli », un an au moinsLe grain vieilli s’allonge plus et casse moins
Longueur6,5 mm au moins, si elle est indiquéeC’est le seuil des codes britannique et pakistanais

Une fiche technique de grande marque française annonce 4 % de brisures en moyenne. Une fiche de restauration en tolère 15 %. L’écart se lit au dos du paquet, rarement en façade.

Le riz iranien : hashemi, tarom, domsiah

Les riz du nord de l’Iran sont longs, fins et parfumés. Leur amylose, l’amidon qui fait tenir le grain, est intermédiaire : ni collant ni sec.

RizGrain cruGrain cuitAmylose
Hashemi7,03 mm11,13 mm20,5 %
Domsiah7,15 mm11,47 mm22,5 %
Tarom mahalli7,27 mm12,2 mm21,2 %

En France, l’offre est mince. Maison Eskan, à Paris, vend un hashemi à 18 € les 2 kg, avec une marque qui change selon les arrivages. Nous n’avons trouvé aucun vendeur français de sadri.

Une marque à nom persan ne garantit pas un riz cultivé en Iran. Lisez le pays d’origine.

Basmati traditionnel ou 1121

Le 1121 est une variété indienne récente à grain très long : 9 mm cru, jusqu’à 22 mm cuit. Il couvre la majorité des rizières de basmati en Inde.

Il ne figure pas sur la liste des neuf variétés qui entrent dans l’Union européenne sans droit de douane. Il reste admis comme basmati par le code britannique et par le cahier des charges pakistanais.

Pour le chelow, les deux conviennent. Le 1121 donne simplement un grain plus long.

Vieilli : un an au moins

Un basmati stocké 24 mois s’allonge davantage à la cuisson : 15,5 mm contre 13,9 mm. Il perd aussi moins d’amidon dans l’eau, et casse moins.

Les sources divergent sur le parfum. Une étude indienne le voit augmenter avec l’âge, une étude iranienne sur le tarom le voit baisser. Le gain de tenue, lui, fait consensus.

Étuvé : non

Le riz étuvé, ou sella, a été trempé et passé à la vapeur avant décorticage. Le grain cuit en sort plus dur, et une large part du composé parfumé part dans le trempage.

Les sources divergent : un détaillant persan le dit plus tolérant pour les débutants. Nous tranchons pour le riz blanc : le chelow se juge à la tendreté du grain.

Ce que dit la règle en France

Aucune appellation protégée « basmati » n’est enregistrée dans l’Union européenne à ce jour. L’Inde et le Pakistan en ont chacun déposé la demande.

Selon Que Choisir, l’usage de la profession en France tolère jusqu’à 7 % de riz non basmati dans un paquet vendu sous ce nom.

Sources

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